LITTLE BIG HORN (Partie 3)
Joseph Flying By- Lakota : « Ils ont essayés de domestiquer nos aïeux, mais quand vous garder un animal pour l’apprivoiser, vous avez du mal ! ils ‘y sont pris de la même façon avec nous. Il y a eu beaucoup de morts et d larmes à cause de ces événements de cette époque »
Les clameurs exigeant l’occupation des terres indiennes se font de plus en plus virulentes après le crack boursier de 1873. Pour éviter la banqueroute, les dirigeants des Cies ferroviaires ont besoin de plus de colons désireux d’acheter leurs terres. Par l’intermédiaire de la presse qu’ils contrôlent, ils exigent l’expulsion de tous les indiens. « le peuple américain à besoin actuellement des territoires occupés par les indiens. Beaucoup de gens sont sans emploi, les foules ont besoins d’émotions fortes, une guerre contre les indiens ne leur fera pas de mal, d’autant qu’elle viendra tôt ou tard ! » article de presse
Les lieux sacrés des collines noires sont le cœur des Lakotas et des Cheyennes. Même si ils vivent ici depuis plus d’un siècle, les Lakotas considèrent les collines noires comme l’endroit où ils sont venus au monde en suivant les bison sur les plaines. Nuage Rouge disait : « quand un homme fait de chair et de sang va dans les collines noires, il est bien nourrit, à belle allure et est en bonne santé ; là bas, c’est ma réserve de nourriture, c’est un endroit béni par le grand Esprit et il appartient à mon peuple »
En 1874, le gouvernement fit un premier pas pour reprendre les terres accordées aux Lakotas en vertu du traité de Larami. Sous le couvert d’une étude scientifique, on envoie le 7ième de cavalerie de Custer dans les collines noires. Un millier d’hommes plus une centaine de chariots et une pléthore de journalistes prennent la route, ainsi que le fils du président Grant : Fred, qui ne dessoulera pas de toute l’expédition. Custer trouve même le temps de chasser le grizzly avec son éclaireur préféré « couteau sanglant »
« pour nous autres, les hommes de troupe, c’était comme partir pour un pique nique prolongé, on faisait des grands feux de camp et presque tous les soirs on donnait un concert. Le Gle Custer était très fier de l’orchestre du 7ième qui jouait le chant réglementaire. La nuit, quand la lune était levée et que les étoiles illuminaient les cieux, c’était quelque chose que de s’étirer devant un grand feu de bonnes bûches ! » soldat Ch. Windolph
L’expédition est couronnée de succès, il a réussit à conduire ses hommes au sein d’un territoire riche et fertile où l’homme blanc n’avait jamais osé s’aventurer et au cœur des collines noires, il a trouvé de l’or !
En moins d’un an, 11 000 mineurs viennent s’installer dans les collines, l’année d’après ils sont plus de 25 000. Les Lakotas nomment Custer, chef de tous les voleurs, et sa piste, la piste des voleurs, mais déménagent vers le nord pour éviter la confrontation.
La légende raconte que Cheval Fou, déchiré par la mort de sa fille unique emportée par le choléra, disparaissait des semaines dans les collines et qu’à chaque fois, des dizaines de mineurs isolés étaient retrouvés morts, une flèche plantée dans le sol à coté de leur cadavre.
Le gouvernement du président Grant voudrait acheter les collines noires, mais les chefs de la réserve ne sont pas d’accord sur le prix. Loin de la réserve, un chef et chaman : Sitting Bull refuse toute négociation et écoeuré, suggère de prendre une balance et de vendre la terre au kilo !
« les blancs finiront peut-être par m’avoir, mais d’ici là, j’en profiterai, fous que vous êtes de vous laisser asservir comme un morceau de lard bien gras ! »
Avec sa tribu, les Humpapa, Sitting Bull refuse le fait accompli. Il ne signera jamais le traité, pour lui, la meilleure façon de traiter avec les watchichu (les blancs) est de les éviter. Réputé pour son éloquence, ses talents de guérisseur et ses dons de voyance, il raconte en dessins ses combats contre les autres indiens et contre les soldats blancs. Son peuple voit en lui le symbole de la résistance : l’homme qui ne mettra jamais les pieds dans une réserve .
« quand j’étais enfants, les Lakotas régnaient sur le monde, le soleil se levait et se couchait sur la terre. Quel traité l’homme blanc a-t-il conclu avec nous et respecté ? pas un seul ! »
Grant et Shéridan décident de mettre un point final au problème indien dans les plaines. Toutes les tribus de Cheyennes et de Lakota reçoivent l’ordre de se présenter aux autorités de la réserve avant le 30 janvier 1876, et l’armée de son coté se prépare immédiatement à attaquer celles qui refuseront de se soumettre.
Richard Slotkin, historien : « pour l’américain de 1876, les guerres indiennes sont un anachronisme, un vestige d’une épopée héroïque révolue. L’age d’or indien pour les New-yorkais se trouve dans les romans de 4 sous ou les spectacles de Buffalo Bill qui fait accourir les foules à Broadway . L’idée que des sauvages vêtus de pagnes puissent faire obstacle au progrès et tenir tête à la cavalerie leur aurait plutôt parue absurde car l’armée était moderne, équipée de fusils à répétition, de mitrailleuse, elle ne pouvait pas perdre ! »
Custer écrit à son frère : « je pense que le 7ième de cavalerie est à l’aube de sa plus blle campagne » Prévoyant, il prépare une tournée de conférences pour son retour triomphale ! Mais tout au début d u printemps, l’extraordinaire se produit : des milliers de Dakotas commencent à quitter la réserve. Craignant l’armée, près de 10 000 indiens cherchent à rallier le camp de Cheval Fou et Sitting Bull dans le Montana.
Ted Rising-Sun, petit fils d’un survivant : « d’après les histoires que mes grands parents racontaient, ça a été à peu près le moment où les peuples, c’est à dire les Sioux, et les Arapahoes se sont tous réunis ; Ce moment avait un nom « émoéya », ils se sont tous rassemblés ! »


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