LITTLE BIG HORN (Partie 4)

Grand-père de Rising-Sun
L’armée prépare sa plus grande campagne contre les indiens. Trois colonnes investissent le Montana, le 7ième de cavalerie de Custer, fort de 751 hommes, fera route avec les troupes du Gle Terry, commandant la colonne Est. Le 17 mai 1876, le 7ième quitte le fort Abraham Lincoln au cœur du territoire Dakota ; Tandis que la musique militaire joue « the girl left behind me » et que les femmes et enfants pleurent le départ des soldats, un sombre présage se dessine dans le ciel.
A
Des éclaireurs annoncèrent l’arrivée de soldats par le Sud. A la tête de 100 braves, Cheval Fou les attaque pendant une journée entière forçant l’armée de Crook à battre en retraite.
Dans l’ignorance de cette déroute, le commandant de la colonne Nord décide d’envoyer le 7ième de cavalerie en éclaireur. Il doit repérer les indiens et attendre les renforts ; Les derniers mots sont donc : « Custer, ne soyez pas trop vorace, laissez nous en quelques-uns »
Charles Windolph : « nous étions désormais en territoire indien, et il y avait toutes sortes de signes que des centaines d’entre eux étaient passé par là. Dans un endroit, nous avons trouvé des traces indiquant que c’était tenue une danse du soleil, et des scalps d’hommes blancs étaient encore en haut d’un faîtage/ Les vétérans expliquèrent aux bleus que s’ils étaient blessés ou laissés en arrière, ils avaient intérêt à garder une cartouche pour se faire sauter la cervelle »
Cela fait maintenant un mois que le 7ième de cavalerie piste les indiens. Chevauchant aux cotés de ses deux frères et de ses meilleurs amis, Custer réserve son cheval. La piste tourne vers la vallée du Little Big Horn, c’est là que Custer prend la funeste décision d’aller de l’avant et d’attaquer sans attendre les autres colonnes. Il fait marcher ses soldats épuisés bien au-delà de minuit. Dans les camps Cheyennes et Lakotas on raconte que cette nuit là des nuées d’oiseaux obscurcirent le ciel. Certains y virent un avertissement.
A un peu plus de
Joseph Medicine Crow – Crow : « mon grand père s’appelait « l’homme blanc le commande » et il faisait parti des éclaireurs sous le commandement direct de Custer, à l’aube du 25 juin « l’homme blanc le commande » et les autres éclaireurs Crows escaladèrent un à pic escarpé ; D’en haut, ils distinguèrent un immense campement qu’ils signalèrent à Custer ; mon grand père à sorti sa lunette et s’est mis à regarder, il a scruté le coin, a secoué la tête : il y a pas de campeurs ! il a encore regardé, et n’était toujours pas convaincu qu’il y avait bien un campement là-bas. Il a replié sa lunette et a dit : d’accord, on va aller voir ça de plus près »
Reprenant la tactique qui lui a servie à Wachita, Custer scinde ses hommes en trois groupes – le commandant Marcus Reno à la tête de seulement 174 hommes, doit traverser la rivière et charger, - les troupes du capitaine F Benteen doivent marcher vers le Sud pour couper toute retraite aux indiens, - Custer et à peine 200 soldats attaqueront par le Nord ; à la fin de la bataille, les trois groupes se retrouveront dans le bas de la vallée…
Irène Fehliman, petite fille de Windolph : « ils ne savaient pas sur quoi ils allaient tomber quand ils rejoindraient Custer Ils étaient censés le retrouver sur le champ de bataille et c’était lui qui devait en tirer toute la gloire, ça ne s’est pas passé comme prévu »
Masqués par les arbres, le commandant Reno lance son attaque sur la pointe sud du village qui s’étend sur plusieurs kilomètres le long de
J. Holy Rock, petit fils d’un survivant Lakota : « mon père s’apprêtait à prendre son petit déjeuner ce matin là, sa mère commençait à préparer le repas dans le plat dans lequel tout le monde se servait. Ils ont entendu le son des chevaux au galop et des cris, mais ils ne savaient pas ce que c’était ; Et puis ce bruit est renté dans le camp, ça piquait la curiosité de mon père qui s’est levé et est sorti du tipi ; Tout lui est resté gravé dans la mémoire : une rangée de cavaliers lui est apparu sur la crête. Il y avait une brise légère qui agitait un drapeau, on entendait les coups de fusils, des bruits comme des abeilles en colère, disait-il, qui l’enveloppaient et certaines traversèrent sa chemise »
Les soldats de Reno se mettent en ligne et tirent dans le village, des centaines de guerriers se ruent pour contrer l’attaque. Sitting Bull, désormais trop âgé pour se battre, prie le grand Esprit ; Jambe de bois, un cheyenne, se joint aux Lakotas qui vont contrer les troupes de Reno.


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