Petit texte....

Petit texte sorti d’un cerveau en régression ?... Vécu ? ou non vécu ?....

Il a frappé à ma fenêtre,
Savait-il que je l'accaparerais
Mais, moi sans le reconnaître,
Sans me méfier, je l'adoptais !
Mon âme, elle, le savait,
Moi je ne comprenais rien,
Son âme, à lui, se doutait
Qu'on était plus que des copains !

Deux siècles pus tôt, on était frères
Et on était en pleine guerre,
Lui était chef, moi, le guerrier,
En mourant, son nom, j'ai crié !
J'étais debout, les bras levés,
Le visage, vers le ciel, serein,
Sur moi, enfin, ils ont tiré
J'étais délivré de mon chagrin ;

Deux jours plus-tôt, un éclaireur
Nous averti que les anglais,
Préparaient, pour notre malheur,
Une embuscade près des marais ;
Nous nous sommes tous réunis
Pour devancer leur méchant plan,
Toi tu restais près des familles
Et nous guerriers, allions avant
Cachés dans les rochers de la plaine
Nous attendions, l'armée, tapis,
Mais cette attente fut vaine,
Là j'ai compris, nous étions trahis !
Hurlant de rage, je ramenais au camp,
que déjà je savais dévasté,
Notre troupe de chiens hurlants
Pleurant ce qu'on allait trouver…
Cendres, corps gisants,
Plus rien de nos familles
Que corps coupés, baignant
Dans le sang de l'infamie.
Chacun cherche les siens,
Pleurant doucement devant cela,
Ces anglais, ce sont des chiens !
Et même les chiens ne font pas ça !
Et te voilà mon cher frère,
Le corps transpercé par leurs balles
Tenant encore ta pauvre femme
Qui gît là, le ventre ouvert,
L'enfant en elle, tranché aussi,
Mon frère, mon cher frère !
Il va falloir te laisser là
Je dois conduire nos guerriers
Rejoindre au sud, là bas,
Les amis qui ont tout abandonné.

Moi je reviens, je vais montrer
A ce gouverneur anglais
Ce qu'est que perdre un être aimé ;
Chez lui, doucement je vais
Je me faufile dans sa bâtisse,
Dans une pièce, il a deux lits
Deux beaux enfants, à la peau lisse
Il va pleurer ses deux petits !
D'un coup, d'un seul, ils sont tranchés
De mon couteau, leurs petits cous.
Et dans la pièce, à coté,
Sa femme subit le même coup,
Ce gros porc de gouverneur
Ronflait encore, quand de son lit
Je l'ai tiré, lame à la gorge,
Il a tremblé, mais que pour lui !
Il a pleuré, mais pour sa peau !
Je l'ai traîné, voir ses petits,
Même là, pas un mot !
Ces êtres là ont-il un cœur ?
Je l'ai porté devant chez lui
Un soldat sonnait l'heure,
Quand ils m'ont vu ils ont compris
Tous, ils se sont alignés,
Le silence était pesant
Les armes étaient bien dressées
Mais qu'attendaient-ils, bon sang ?
Moi je voulais mourir sur l'heure !
Et eux, gardaient leur gouverneur !
Alors là, j'ai su que j'avais le temps
De faire souffrir lentement
Cette chaire grasse et larmoyante
Devant sa garde étonnante
Qui ne bougeait pas et regardait
Leur chef, nu, se faire tailler
En fine lamelle, ce torse laid,
Une marque pour mon cher frère,
Et une encore, pour nos mères,
Et lentement, une autre encore,
Pour chaque enfant retrouvé mort.
Quand allaient-ils se décider
A arrêter ses souffrances ?
Nous, nous aurions déjà arrêté
Le tortionnaire et sa vengeance !
Je devais en finir et leur montrer
Ce qu'est un homme qui a un cœur
J'ouvre son ventre pour l'achever
Et là, il tombe, mort.
Je me retourne vers les soldats
Et eux, ne bougent pas !
Je lâche mon couteau , et les regarde, fier,
Vont-ils enfin tirer? je veux rejoindre mon frère !
Les balles arrêtent mon chagrin,
En mourant, son nom j'ai crié,
Le visage, vers le ciel, serein,
J'étais debout, les bras levés.

Celle qui peut avoir plein de choses simplement en marchant le long de la cote.



Article ajouté le 2007-10-29 , consulté 33 fois

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