CHEF SEATTLE (texte 2)

Nos moeurs sont différentes des vôtres.

La rue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge.

Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne

comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc.

Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou

le froissement d’aile d’un insecte.

Mais peut-être est-ce parce que je suis sauvage et je ne comprends

pas.

Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.

Quel intérêt y-a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri

solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour

d’un étang la nuit ?

Je suis un homme rouge et je ne comprends pas.

L’indien préfère le son doux du vent s’élançant comme une flèche à

la surface d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie

de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge car toutes choses partagent le

même souffle : la bête, l’arbre, l’homme, tous partagent le même

souffle.

Attribué au chef Seattle

(1786-1866)



Article ajouté le 2007-10-30 , consulté 21 fois

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